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. Présentation    . La résidence    . Les artistes    . Photos

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DJ mix de presentation réalisé par Raphael Henard le 10 février 2007.
durée 17.11 mn

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26 avril 2007 sur France Inter : La création musicale Mirada illustre partiellement le programme " Là bas si j'y suis " dédié au tableau "Guernica" de Pablo Picasso et aux 70 ans du bombardement de la ville du même nom.
durée 20.06 mn


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1. Prologue - 1931, 1936.  3.02 mn
      Musique : Pierre Jean Trouette et Johann Bourquenez.
      Arrangements et mixage : Francisco Berchenko.
      Narration : Manuel Gonzales.

      - Espagne 1931.

      - « 1931 »
      - 24 millions d’habitants, la moitié de la population est analphabète, 8 millions de pauvres, 2 millions de paysans sans terres, 20 000 personnes possèdent la moitié de l’Espagne, des provinces entières sont la propriété d’un seul homme, salaire moyens des travailleurs de 1 à 3 pesetas par jour, le kilo de pain coûte 1 peseta. 20 000 moines, 31 000 curés, 60 000 religieuses, 5 000 couvents. 15 000 officiers dont 800 sont généraux, 1 officier pour 6 hommes, 1 général pour 100 soldats, un roi…
      - « Alphonse XIII. »
      - « Le 12 Avril 1931, les candidats monarchistes se font battre aux élections municipales. »
      - Le roi se retire et la république s’installe. Une république par surprise. Le peuple découvre qu’il existe. Il a droit à la parole et au vote. Mais les paysans sont toujours sans terres, les travailleurs sont toujours sans travail.
      - « ..., travail… »
      - Tout le monde passe à l’action en même temps. Les monarchistes contre la république, les Catalans pour l’autonomie, les anarchistes contre l’Etat, les paysans contre la guardia civil, la gauche s’ organise et la droite se durcit.
      - « 1936. Les élections générales. »
      - Deux fronts. Le front populaire et le front national. Le front populaire gagne avec 4 millions de voix contre 3 millions et demi pour la droite et obtient la majorité absolue au parlement espagnol, les Cortes. Pour la première fois en Espagne le front populaire est au pouvoir. Les paysans prennent les terres inexploitées. On libère les mineurs d’Asturies. Tous les salaires sont augmentés de 15%. 200 Eglises détruites, 300 assassinats politiques, 130 grèves spontanées, 10 journaux mis à sac.
      - « Des généraux protestent, on les exile. Franco aux Canaries, Goded aux Baléares. Le 16 juin 1936, aux Cortes le leader de la droite, Calvo Sotelo menace le gouvernement. Trois semaines plus tard… »
      - « …ce fut le dernier dimanche avant que commence la guerre civile espagnole. Le 12 juillet 1936 fut assassiné un officier des gardes d’assaut très connu à Madrid, homme de gauche, le lieutenant Castillo. Ses amis réagirent et décidèrent de se venger sur une personnalité politique de droite. »
      - « Calvo Sotelo est assassiné. »


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2. Soulèvement militaire - 17, 18 juillet 1936.  2.23 mn
      Christophe Giffard, Denis Fedabeille,

      - « Par traîtrise, par ruse ou par conviction tombent aussitôt Séville, Algeziraz, Cordoue, Grenade, l’Andalousie, La Navarre, Oviedo et Saragosse. Le Pays Basque, Malaga, Barcelone, Madrid résistent victorieusement et désarment les rebelles.
      Franco déclare : « L’Espagne est sauvée ». Le Président de la république, Manuel Azaña, proclame « La république continue ».
      En fait, la guerre civile commence. »


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3. Vers la guerre civile - fin juillet 1936.
      3.22 mn
      Ecrit par PJ. Trouette et D. Fedabeille.
      Direction des cordes : PJ. Trouette.
      Arrangements et mixage : D. Fedabeille.
      Interprète : Joan Chic ensemble.
      Narration : Anyka Asín Ainoza et Manuel Gonzalez.


      - Pour des millions d’hommes, la guerre civile c’est l’espérance. Pour les journaliers qui travaillent un jour sur deux, pour les yunteros qui se louent avec leurs mules, pour les rabaceros qui sont renvoyés quand meurt la vigne, pour les paysans de Gallice, de la Manche, d’Estremadure, d’Andalousie. Ceux qui sont écrasés par les impôts depuis de siècles, l’impôt à l’Etat, l’impôt au seigneur, l’impôt du sang, pour tous ceux qui ont faim depuis des siècles, pour tous ceux qui n’ont rien, la guerre civile c’est l’espoir.
      - Pour les autres, la guerre civile c’est la foi. Pour les défenseurs de l’Espagne éternelle, pour ceux qui veillent l’empire de Charles Quint et du Christ Roi, pour les descendants des conquistadors, pour les mystiques de Sainte Thérèse d’Avilla, pour l’ Espagne de la croix et de l’épée, pour ceux qui ont toujours besoin de croisades, la guerre est une nécessité.
      - Queipo de Llano lance de Radio Sevilla les consignes nationalistes. Le général Mola organise l’armée du Nord, Franco l’armée d’Afrique, la bourgeoisie nationaliste apprend le nouveau geste à la mode : le salut fasciste.


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4. La mentira fabulosa de 20 siglos.
      2.14 mn
      Denis Fedabeille, Francisco Berchenko.
      Narration : Manuel Gonzalez.


      - « Le peuple, magnifique dans sa fureur, a fait échouer le lâche propos de quelques militaires sans honneur alliés à la bourgeoisie et aux noirs corbeaux de l’Eglise inspirés par le Vatican.
L’Eglise catholique a mis à nue son âme pourrie, elle a défait en quelques heures le fabuleux mensonge de vingt siècles. »
      - La plus grande force d’Espagne, l’Eglise prend ouvertement partie dans la rébellion.
      - « Le… fabuleux... mensonge… mensonge… de vingt siècles. »


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5. Ramon Acín - 6 août 1936.  4.29 mn
      Ecrit par Johann Bourquenez.
      Direction des cordes : Johann Bourquenez.
      Interprèté par Joan Chic ensemble.
      Prise de son et mixage : Denis Fedabeille.
      Narration : Anyka Asín Ainoza,

      - C’est alors qu’il était déjà caché que la tragédie est arrivée. De sa cachette il avait entendu frapper à la porte et rapidement il se rendit compte qu’étaient entré des phalangistes qui commencèrent à violenter sa femme. Et, comme celle-ci refusait de leur dire où était son mari, ils la frappèrent violement jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus et qu’il sortit pour se rendre de peur qu’on la tue par sa faute, puisque c’était lui que cherchaient les phalangistes.
      Mais au bout du compte ils ne fusillèrent pas seulement Ramon, mais aussi, Concha son épouse.


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6. Garcia Lorca - 16 août 1936.   4.08 mn
      Musique : Giffard, Denis Fedabeille, Francisco Berchenko.
     Poème : Antonio Machado en hommage à Federico Garcia Lorca.
     Narration : Manuel Gonzalez.
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      - « On a tué celui qui disait : « Vert c’est toi que j’aime. Vert, vert du vent et vert des branches. Le cheval sur la montagne et la barque sur la mer. » Il aimait les jardins secrets de Grenade, il aimait le vent, les oliviers. Il avait dit : « Je suis et je serais toujours du côté de ceux qui ont faim. » Il avait dit : « Si je meurs, laissez la fenêtre ouverte. » Il avait dit : « Non ! Ce sang je ne veux pas le voir. » A Grenade, dans sa Grenade, fût arrêté, jugé, condamné à mort, exécuté le lendemain, le poète Federico Garcia Lorca. »

      On l’avait vu, cheminant entre des fusils
      par une longue rue,
      apparaître dans la campagne froide,
      encore étoilée, la campagne du matin.

      Ils ont tué Frédéric à l’heure où surgissait la lumière.

      Le peloton des bourreaux
      n’osait le regarder en face.

      Ils ont tous fermé les yeux,
      Ils ont prié : Dieu lui-même ne te sauverait pas!

      Il est tombé mort, Frédéric
      - sang au front et plomb aux entrailles. –

      …Il y a eu un crime dans Grenade !
      Vous savez ? – pauvre Grenade !
      – Sa Grenade !...


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7. Ejercito popular - 10 oct. 1936.  1.47 mn
      Christophe Giffard, Denis Fedabeille, Francisco Berchenko.

      - « Ils n’ont pas peur de la mort, mais ils ont peur de mourir. Car ce sont des civils, soldats du peuple, soldats de la vie et non de la mort. »
      « Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! ... »
      « A une armée il faut opposer une autre armée.»

      «…Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! Liberté ! »







































 

8. Miguel de Unamuno - 12 oct. 1936.  1.42 mn
      Denis Fedabeille, Francisco Berchenko.

      - « Personne ne proteste, sauf un homme, le vieux philosophe Miguel de Unamuno auteur du Sentiment tragique de la vie, recteur de l’université de Salamanque, maître à penser de sa génération, resté à la tête de son université en territoire nationaliste. »
      - « Il y a des circonstances, où se taire est mentir. Je viens d’entendre un cri morbide et dénué de sens : Vive la Mort ! Ce paradoxe barbare est pour moi répugnant. Le général Millan Astray est un infirme, ce n’est pas discourtois, Cervantes l’était aussi. Malheureusement, il y a aujourd’hui en Espagne beaucoup trop d’infirmes.
      Je souffre la pensée que le général Millan Astray pourrait fixer les bases d’une psychologie de masse. Un infirme qui n’a pas la grandeur spirituelle d’un Cervantes recherche habituellement son soulagement dans les mutilations qu’il peut faire subir autour de lui.
Vous vaincrez parce que vous possédez plus de force brutale qu’il ne vous en faut, mais vous ne convaincrez pas, car pour convaincre il faudrait que vous persuadiez. Or, pour persuader, il vous faudrait avoir ce qu’il vous manque : la raison et le droit dans la lutte. Je considère comme inutile de vous exhorter à penser à l’Espagne. J’ai terminé. »


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9. Al soldado internacional - 13 oct. 1936, 15 nov. 1938.
      Musique : B. Akoto, PJ. Trouette et J. Bourquenez.
      Prise de son : Denis Fedabeille.
      Mixage : D. Fedabeille et F. Berchenko.
      Poème : Miguel Hernández - voix : Manuel Gonzalez.
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      S’il y a des hommes qui recèlent une âme sans frontières,
      un front parsemé de cheveux mondiaux
      couvert d'horizons, navires et cordillères,
      par le sable et la neige, tu es l'un d'entre eux.

      Les nations t'appelèrent de tous leurs drapeaux,
      que ton souffle emplira de beaux mouvements.
      Tu voulus apaiser la soif des panthères,
      et tu ondoyas contre leurs coups.

      Avec le goût de tous les soleils et les mers,
      Espagne t'accueille car en elle tu réalises
      ta majesté d'arbre qui embrasse un continent.
      A travers tes os pousseront les oliviers
      déployant dans la terre ses plus fermes racines,
      embrassant les hommes universel, fidèlement.


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10. Madrid resiste - 8, 18 nov. 1936.    1.55 mn
      Composition et mixage : Francisco Berchenko
      Narration : Anyka Asín Ainoza, Manuel Gonzalez.


      - Madrid c’est le cœur. Aux généraux rebelles, Franco, Mola, Queipo de Llano, Vala, Yagüe, à la phalange, et à l’Eglise il manque Madrid.
      - Franco charge les Allemands de la légion Condor de bombarder systématiquement Madrid. Pour la première fois dans l’histoire ils pourront procéder à une nouvelle expérience : la démoralisation de l’ennemi par les bombardements aériens systématiques des populations civiles.
      - « La radio franquiste de Salamanque déclare : « L’Espagne n’est pas dans les édifices ni dans les villes, elle se trouve dans les idées et dans le génie de Franco. Nous sommes en guerre ! En avant ! Et jusque par-dessus nos morts!»
      - Un million d’habitants, 500 000 réfugiés. Les caves et le métro ne peuvent abriter que 100 000 personnes.

      - « La lâche aviation ennemie bombarde et mitraille systématiquement femmes et enfants. Contre cela il est impératif d’exécuter strictement les ordres du haut commandement.
      Madrid, cœur de l’Espagne bat des convulsions de fièvre. Si hier son sang bouillonnait, aujourd’hui, c’est avec plus de ferveur qu’il bouillonne. Il ne pourra plus jamais s’endormir, car si Madrid s’endort il voudra se réveiller un jour et l’aube viendra à sa rencontre. »

      - Nous avons dû évacuer les enfants de la ville. Les femmes restent pour amener la nourriture aux hommes. Nous avons dû faire partir les enfants. Il ne reste plus un seul sourire à Madrid.
      - Madrid résiste sous la pluie, le froid et la faim. Derrière chaque fenêtre il y a un homme avec un fusil.


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11. Buenaventura Durruti - 18 nov.1936.
      1.45 mn
      Denis Fedabeille, Francisco Berchenko.


      - Certains commandaient avec orgueil, d’autres obéissaient avec colère.
      - Colère.
      - « Durruti dit à ses anarchistes : Nous devons remettre à demain beaucoup de réformes, d’abord, la victoire. »
      - « Le leader ouvrier Durruti et le commandant Pérez Farràs marchent à la tête de cette invincible caravane de miliciens…»
      - « Celle de Durruti, la meilleure ! »
      - « …qui rendra sa liberté au peuple frère, au noble peuple aragonais. »
      - Colère.


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12. Bataille du Jarama - 6, 28 fév. 1937.
      1.33 mn
      Cordes écrites et dirigées par Johann Bourquenez.
      Interprétation : Joan Chic ensemble.
      Arrangements, mixage : D. Fedabeille, F. Berchenko.
      Narration : Manuel Gonzalez..


      (Variation sur le thème de " Jarama Valley ", hymne du batallon des volontaires nord-américains "Abraham Lincoln", originalement chanté sur la musique de “ Red River Valley ” de Pete Seeger, Woody Guthrie et Lee Hays. )

      - Vallée du Jarama, Jarama valley, valle del Jarama, ceux qui sont morts ici parlaient toutes les langues.


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13. Bataille de Guadalajara - 8, 18 mars 1937.  3.06 mn
      Musique : Denis Fedabeille et Christophe Giffard.
      Contrebasse : Pierre-Jean Trouette,
      Percussions : Bonaventure Akoto.


      - Mussolini veut triompher là où Franco a échoué. Il veut pour lui la gloire de faire tomber Madrid.
      - Le 8 mars 1937, 30 000 Italiens appuyés par 20 000 légionnaires marocains et carlistes précédés par 250 chars attaquent le front républicain à Guadalajara.
      - Face à ce danger, la division Lister regroupée derrière les chars russes du général Pavlov contre-attaque. Démoralisés par la puissance de cette contre-attaque les Chemises Noires fuient.
      - C’est une défaite.
      - A 1 contre 5 les républicains gagnent la bataille de Guadalajara. Mussolini déclare : « Tous les Italiens qui ne rentreront pas vainqueurs seront fusillés. »



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14. Guernica - 26 avril 1937.   3.11 mn
      Musique : Denis Fedabeille.
      Narration : Anyka Asín Ainoza.

      - Il y avait, au Pays Basque, une ville sainte qui s’appelait Guernica. Depuis des siècles, sous le vieux chêne de Guernica les rois d’Espagne venaient jurer tous les ans de respecter les libertés des Basques. Sous le chêne de Guernica la sainte, les anciens venaient rendre la justice.
      - Le dimanche 26 Avril 1937, était comme tous les dimanches, jour de marché à Guernica. A cinq heures de l’après midi, des quatre collines qui forment l’horizon de Guernica…
      « un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf… »
      « La légion Condor expérimente une nouvelle méthode… dite du tapis de bombes. »




































































 

15. Euzkadi - 19 juin 1937.   5.20 mn
      Composition : Christophe Giffard.
      Arrangments, mixage : C. Giffard et F. Berchenko.
      Contrebasse : Pierre-Jean Trouette.
      Poème : Miguel Hernández.
      Voix : Manuel Gonzalez.

Tant qu’on n’a pas tout perdu, on n’a rien perdu.

      « L’artillerie Italo-allemande de l’armée franquiste a brisé le cercle de fer. L’armée basque écrasée par la supériorité mécanique livre à un contre trois un combat d’arrière garde. Bilbao est tombée. »

      L’Italie et l’Allemagne ont dilaté leurs voiles de boue vermoulue
      elles ont regroupé, elles ont semé leurs funèbres toiles,
      elles ont lancé leurs plus noires araignées de leurs nids.
      Contre l’Espagne elles sont tombées, et l’Espagne n’est pas tombée.

      L’Espagne n’est pas un grain,
      ni une ville, ni deux, ni trois villes.
      L’Espagne ne s’emporte pas avec la main
      qui sème sur sa terre des poignées de cruauté.

      Les navires envahisseurs n’avalent pas la mer,
      tant qu’il existe un arbre dans la forêt elle n’est pas       perdue,
      un mur tient sur une seule brique.
      L’Espagne se défend des traîtres revers,
      et elle avance, lutte, et elle mord
      tant qu’il lui reste un homme debout
      comme un couteau.

      Tant qu’on n’a pas tout perdu on n’a rien perdu.

      Tant que respirera avec rage un espagnol
      fulgurant comme une épée,
      on perdra ? Mensonge !

      Regardez, non pas l’adversité qui arrive
      mais le favorable que promet le futur
      les larges avenirs qui là-bas oscillent.
      L’acier ne cède pas,
      le bronze garde sa couleur et sa dureté,
      la pierre ne mollit pas pour autant qu’on la frappe.

      Il ne nous reste pas qu’un homme, mais des millions,
      ni un cœur qui chante : je suis un mur !
      qui est une immensité de cœurs.
      En Euzkadi sont tombés je ne sais combien de lions
      et une ville par l’invasion défaite.
      Son souffle de silence nous anime,
      et sa valeur redouble dans nos poitrines
      traversant l’Espagne par-dessous et par-dessus.

      Il ne faut pas pleurer, car ce n’est pas l’heure,
      hommes dont sur la peau se reflète
      la liberté de la mer travailleuse.

      Quiconque pleurera, quiconque se lamentera
      contre la pierre hostile de la démotivation,
      celui qui s’occupe d’autre chose qui n’est pas le      combat,
      ne sera pas un vainqueur, il sera un lent vaincu.

      Espagnol, au secours
      de tout ce qui a été perdu.
      Je vaincrais ! Crie à chaque instant
      pour ne pas être vaincu.

      S’il ne nous restait qu’un grain,
      Nous sauverons l’Espagne avec un grain
      La victoire est un feu qui illumine notre visage
      d’un mont lointain chaque fois plus proche.


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16. Belchite 452 - 27 sept. 1937.    4.52 mn
      Johann Bourquenez.

      « Bombardements ... »
      « ..., bombardements ... »
      « …(commentaires inaudibles) Ostia ! …exagéré de, de, de…il a des murs… commentaires inaudibles) »
      « Cette église est complètement détruite pendant la guerre »
      « ..., bombardements ... »
      « Et après Franco a dit que c’est un monument, un lieu emblématique de l’esprit national et c’est pour ça qu’il y a, qu’il y a … »
      « ils ont laissé, ils ont laissé… il a laissé ça... »
      « 1954 c’est l’inauguration officielle. Franco vient ici à faire l’inauguration. »
      « …et pendant l’offensive républicaine, quand vient Durruti pour prendre Saragosse c’est là qu’on pense que Belchite va tomber rapidement, mais ici on commençait à concentrer des armées, autant le camp national que le camp républicain, et là … et il y a treize jours de siège et c’est comme ça jusqu’en Mars 38, Mars 38 c’est quand est déjà tombé, …c'est-à-dire que la République pense que Barcelone va bientôt tomber et la zone de l’Ebre est déjà très affaiblie. La bataille de l’Ebre est déjà gagnée par la droite. Alors l’entrée des nationaux à en Mars 38 est plus commode que celle des républicains pendant l’été 38. »
      « … ils ont chargé un camion… une remorque de blé » « Il faut faire les combats maison à maison. »
      « …maison par maison, après là…ils ont bombardé, ils ont résisté. Ici, pendant toute une série de photos de cette maison avec des sacs de sable là, les gens barricadés aux fenêtres entrain de résister… et bien sûr quand ils vont rentrer ils doivent rentrer maison par maison…»
      « Belchite tranquille jusqu’à… 24 août de 1937, offensive républicaine pour prendre Saragosse. Quand, quand arrivés à Belchite y a plus de… résistance qu’ils ont pensé. »
      « Treize jours le…, le…, le village fermé et le 6 septembre c’est le jour que les républicains entrent à Belchite, et après l’aviation italiane et germane avec l’aviation bombe … euh, pour… pour faire la possibilité de sortir les républicains. »
      « C’est pour ça que la destruction c’est autant des…, des fascistes comme des républicains. »


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17. El paso del Ebro - 24 juillet, 15 nov. 1938.
      1.42 mn
      Composition et direction des cordes : Johann Bourquenez
      Interprétation : Joan Chic ensemble.
      Arrangements et mixage : Francisco Berchenko.


      (Variation du thème du même nom qui est une chanson populaire du XIXéme siécle, que chantaient les guerrilleros espagnols qui combattaient les troupes de Napoléon en 1808. Au fil du temps les paroles ont été adaptées aux circonstances sociales et politiques. Durant la guerre civile il y eut diverses versions et elle était connu sous plusieurs noms : El paso del Ebro - Ay, Carmela - Viva la 15ª brigada.)


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18. La despedida - 28 oct. , 15 nov. 1938.               2.50 mn
      Ecrit, arrangé et mixé par Denis Fedabeille
      Piano électrique : Johann Bourquenez..


      (Variation sur le thème du film de Frédéric Rossif "Mourir à Madrid" (1963) composé par Maurice Jarre et ensuite de " Die einheitsfront ", paroles de Bertold Brecht et musique d'Hans Eisler, chant révolutionnaire allemand de l'entre-deux guerres)


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19. Chute de Barcelone - 23 déc. 1938, 26 janv. 1939.                                                     6.05 mn
      Composition : Pierre-Jean Trouette.
      Composition et mixage : Denis Fedabeille.
      vibraphone : Cesar Peris.


      - Après les bombardements. Dans l’école «Mila i Fontanals» le silence était impressionnant. Le socle de l’édifice semblait ébranlé par l’impact des explosions et au pied de ce socle il y avait six corps gisant. Un enfant et cinq adultes. Ils étaient mort (...)
      - La détresse de la mère de cet enfant mort me touchait alors que j’observait sa lutte désespérée : Elle tirait vers elle le corps de son fils alors qu’un homme tentait de le lui prendre.
      - Au final tous les efforts de la mère furent inutiles. Elle dû se résigner à voir le corps de son enfant entassé sur les autres cadavres qui étaient déjà dans le camion qui les emporterait au dépôt de la clinique.

      - « Franco veut et prépare la victoire totale. »

      - « Les nationaux pénètrent par la Diagonale, nous sommes le 26 janvier 1939. Au milieu des acclamations de la foule sont accueillis les colonnes victorieuses. Sur la place de Catalogne on célèbre la première messe après l’occupation de la ville durant laquelle on enregistre de grands moments d’émotion. »

     
- « On m’a monté contre mon père et l’Espagne républicaine, je devais être comme eux, comme les vainqueurs. Toute mon éducation a été le « cara al sol », ils m’ont volé mon enfance, ils l’ont tuée en 36… »


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20. Chute de Madrid - 28 mars 1939.    1.30 mn
      Musique : C. Giffard, D. Fedabeille et F. Berchenko.
      Instrumentistes : Bonaventure Akoto, Johann Bourquenez.
      Narration : Anyka Asín Ainoza.

      - Offrant un spectacle désolant de famine et de désillusion, Madrid se rend. Abandonné par les membres du Conseil National de Défense qui fuient, la panique s’installe le 28 Mars. Des dizaines des milliers de soldats et de civils se précipitent sur les routes en direction des ports méditerranéens. La plupart n’y arriveront jamais.


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21. Cessation des hostilités - 1er avril 1939.
      2.51 mn
      Musique : B. Akoto, PJ. Trouette, J. Bourquenez.
      Arrangements, mixage : F. Berchenko.
      Narration : Anyka Asín Ainoza.

      - « Espagne ! Une ! Espagne ! Grande ! Espagne ! Libre ! Allez l’Espagne ! Allez ! »
      - Au matin du 1er Avril 1939, au moment où les derniers prisonniers se font encore tués à Alicante le général Franco peut enfin publier son communiqué de victoire. Ce jour là, écrit il de sa main : « L’armée rouge étant captive et désarmée, les troupes nationales ont atteint leurs derniers objectifs militaires. La guerre est finie. »
      - La paix réelle ne règne pourtant pas encore. Depuis trois jours l’armée franquiste occupe Madrid comme une capitale ennemie, pourchassant les vaincus. Partout, elle jette les bases de l’oppression d’une Espagne par l’autre.
      - « Aujourd’hui, l’armée rouge étant captive et désarmée les troupes nationales ont atteint leurs derniers objectifs militaires. La guerre est finie. »


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22. Epilogue - 1939, 1975.  3.42 mn
      Denis Fedabeille.



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